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کیندل
صفحات
306
زبان
فرانسوی
منتشر شده
Jul 15, 2014
توضیحات
Albert Robida (1848-1926) est connu pour ses récits qui se distinguent de ceux de ses contemporains par leur caractère prémonitoire et parfois délirant. En 1880, il fonde sa revue, La Caricature, et parallèlement à cette activité journalistique, qui prend pour cible l’actualité sociale, il écrit une fameuse trilogie d’anticipation richement illustrée : Le Vingtième Siècle, La Guerre au vingtième siècle, La Vie électrique.
Dans Le Vingtième siècle, il a certainement égalé, et même dépassé, Verne dans l’imagination du siècle à venir. Le métro - appelé "tube" -, les engins volants, les bombardements, les rayons X, mais aussi les technologies de communication, et en particulier le téléphonoscope, véritable préfiguration de la télévision et de la visiophonie, sont là, non pas comme chez Jules Verne pour illustrer la puissance démoniaque de quelque inventeur, mais comme des techniques normalement intégrées dans l'évolution de la société. Cet ouvrage ne se contente d'ailleurs pas de développer des fantaisies sur la technologie : il imagine les développements sociaux à venir, souvent avec justesse, en particulier la promotion sociale des femmes, le tourisme culturel de masse ou encore la pollution.
Avec Le Vingtième Siècle, il exprime en 1883 son appréhension d’un avenir mécanisé et aliénant. Le monde qu’il présente est inconcevable pour ses contemporains. Dans ce Paris que Robida situe entre 1952 et 1959, les moyens de locomotions aériens et les télécommunications animent la vie quotidienne.
Extrait :
"Un tintement perpétuel a remplacé le vacarme assourdissant des véhicules terriens d'autrefois. Partout l'électricité circule, mêlée à toutes les manifestations de la vie sociale, apportant partout son aide puissante, sa force ou sa lumière ; des milliers de timbres ou de sonneries venant du ciel, des maisons, du sol même, se confondent en une musique vibrante et tintinnabulante que Beethoven, s'il l'avait pu connaître, eût appelée grande symphonie de l'électricité.
« Superbe, la grande symphonie de l'électricité et intéressante à détailler ! »
C'est ce que se disaient Hélène et ses compagnes, peu habituées à cette musique parisienne.
« Ce crescendo de tintements éclatant devant cette grande maison, disait Hélène, c'est un chef de maison pressant l'activité de ses employés, gourmandant des correspondants éloignés ; ce sont des commis affairés répondant à mille demandes venant des quatre coins du monde ...
– Ce trémolo de sonneries, fit Barnabette, c'est une dame qui appelle sa femme de chambre ou qui réclame un chapeau en retard ...
– Ces vibrations qui passent et s'éteignent comme un chant d'oiseau égrené dans l'espace, c'est tout simplement l'omnibus qui vole à deux cents mètres au-dessus des cheminées ... ce petit timbre, c'est une demande de secours au poste des pompiers, ou c'est un locataire qui commande un aérofiacre à la station pour aller au bois de Fontainebleau ... »"
Une table des matières dynamique permet d'accéder directement aux différents chapitres pour faciliter la lecture de l'ouvrage.
Dans Le Vingtième siècle, il a certainement égalé, et même dépassé, Verne dans l’imagination du siècle à venir. Le métro - appelé "tube" -, les engins volants, les bombardements, les rayons X, mais aussi les technologies de communication, et en particulier le téléphonoscope, véritable préfiguration de la télévision et de la visiophonie, sont là, non pas comme chez Jules Verne pour illustrer la puissance démoniaque de quelque inventeur, mais comme des techniques normalement intégrées dans l'évolution de la société. Cet ouvrage ne se contente d'ailleurs pas de développer des fantaisies sur la technologie : il imagine les développements sociaux à venir, souvent avec justesse, en particulier la promotion sociale des femmes, le tourisme culturel de masse ou encore la pollution.
Avec Le Vingtième Siècle, il exprime en 1883 son appréhension d’un avenir mécanisé et aliénant. Le monde qu’il présente est inconcevable pour ses contemporains. Dans ce Paris que Robida situe entre 1952 et 1959, les moyens de locomotions aériens et les télécommunications animent la vie quotidienne.
Extrait :
"Un tintement perpétuel a remplacé le vacarme assourdissant des véhicules terriens d'autrefois. Partout l'électricité circule, mêlée à toutes les manifestations de la vie sociale, apportant partout son aide puissante, sa force ou sa lumière ; des milliers de timbres ou de sonneries venant du ciel, des maisons, du sol même, se confondent en une musique vibrante et tintinnabulante que Beethoven, s'il l'avait pu connaître, eût appelée grande symphonie de l'électricité.
« Superbe, la grande symphonie de l'électricité et intéressante à détailler ! »
C'est ce que se disaient Hélène et ses compagnes, peu habituées à cette musique parisienne.
« Ce crescendo de tintements éclatant devant cette grande maison, disait Hélène, c'est un chef de maison pressant l'activité de ses employés, gourmandant des correspondants éloignés ; ce sont des commis affairés répondant à mille demandes venant des quatre coins du monde ...
– Ce trémolo de sonneries, fit Barnabette, c'est une dame qui appelle sa femme de chambre ou qui réclame un chapeau en retard ...
– Ces vibrations qui passent et s'éteignent comme un chant d'oiseau égrené dans l'espace, c'est tout simplement l'omnibus qui vole à deux cents mètres au-dessus des cheminées ... ce petit timbre, c'est une demande de secours au poste des pompiers, ou c'est un locataire qui commande un aérofiacre à la station pour aller au bois de Fontainebleau ... »"
Une table des matières dynamique permet d'accéder directement aux différents chapitres pour faciliter la lecture de l'ouvrage.