Bokdetaljer
Format
Kindle
Sidor
67
Språk
Franska
Publicerad
Sep 8, 2015
Beskrivning
Le traité du Destin de Cicéron est le complément des livres sur la Nature des Dieux (De Natura Deorum) et la Divination (De divinatione).
Il est composé sous la forme d’un dialogue, avec le même esprit philosophique que les précédent et Cicéron œuvre dans ces lignes à dissiper les préjugés religieux de ses concitoyens, par une autre voie que celle de Lucrèce.
Jamais peuple ne fut aussi superstitieux que les Romains, et jamais la superstition ne reçut de coups plus violents que ceux que lui portèrent ces écrits célèbres, où toute l'indépendance de la pensée est jointe à la grâce de l'esprit et à la finesse sceptique de l'illustre Cicéron.
Cicéron est influencé par d'autres courants philosophiques que la doctrine stoïcienne, et pose un regard critique sur cette dernière, sur les questions du Destin et de la Divination et réfute le concept selon lequel chaque chose est réglée par une série de causes enchaînées entre elles.
S'il est possible de prévoir un événement qui n'est pas encore arrivé, il faut qu'il soit inscrit dans l'ordre des choses et qu'il existe potentiellement. En corolaire, les actions humaines ne sont pas libres et sont même inutiles.
Cicéron y voit le risque de la paresse et de l’immoralité. C’est le sens du fameux argument dit « paresseux » que Cicéron résume ainsi :
« Si ton destin est de guérir de cette maladie, tu guériras que tu aies appelé ou non le médecin ; de même, si ton destin est de n'en pas guérir, tu ne guériras pas que tu aies appelé ou non le médecin ; or ton destin est l'un ou l'autre ; il ne convient donc pas d'appeler le médecin. » — Cicéron, Traité du destin, XIII…
Sophisme inacceptable pour un Romain, pour qui l'action est un devoir.
Voici donc un écrit extraordinairement moderne, érigé sur la revendication du libre pouvoir humain contre les dogmes, les superstitions et le hasard, il prône la victoire du libre-arbitre de l’homme face à la prédestination.
Il est composé sous la forme d’un dialogue, avec le même esprit philosophique que les précédent et Cicéron œuvre dans ces lignes à dissiper les préjugés religieux de ses concitoyens, par une autre voie que celle de Lucrèce.
Jamais peuple ne fut aussi superstitieux que les Romains, et jamais la superstition ne reçut de coups plus violents que ceux que lui portèrent ces écrits célèbres, où toute l'indépendance de la pensée est jointe à la grâce de l'esprit et à la finesse sceptique de l'illustre Cicéron.
Cicéron est influencé par d'autres courants philosophiques que la doctrine stoïcienne, et pose un regard critique sur cette dernière, sur les questions du Destin et de la Divination et réfute le concept selon lequel chaque chose est réglée par une série de causes enchaînées entre elles.
S'il est possible de prévoir un événement qui n'est pas encore arrivé, il faut qu'il soit inscrit dans l'ordre des choses et qu'il existe potentiellement. En corolaire, les actions humaines ne sont pas libres et sont même inutiles.
Cicéron y voit le risque de la paresse et de l’immoralité. C’est le sens du fameux argument dit « paresseux » que Cicéron résume ainsi :
« Si ton destin est de guérir de cette maladie, tu guériras que tu aies appelé ou non le médecin ; de même, si ton destin est de n'en pas guérir, tu ne guériras pas que tu aies appelé ou non le médecin ; or ton destin est l'un ou l'autre ; il ne convient donc pas d'appeler le médecin. » — Cicéron, Traité du destin, XIII…
Sophisme inacceptable pour un Romain, pour qui l'action est un devoir.
Voici donc un écrit extraordinairement moderne, érigé sur la revendication du libre pouvoir humain contre les dogmes, les superstitions et le hasard, il prône la victoire du libre-arbitre de l’homme face à la prédestination.